P.45 : …. Le forçage radiatif dû aux aérosols, qui inclut les ajustements des nuages, est mieux compris aujourd’hui et semble avoir eu un effet de refroidissement moindre que ne l’indiquait le RE 4. On estime qu’il a été de –0,9 [–1,9 à −0,1] W/m2 au cours de la période 1750–2011 degré de confiance moyen). Cette forme de forçage comprend deux éléments antagonistes: un effet principal de refroidissement, lié à la plupart des aérosols et aux ajustements des nuages, et un effet partiellement compensateur de réchauffement, lié à l’absorption du rayonnement solaire par les carbones suies. On peut affirmer, avec un degré de confiance élevé, que le forçage radiatif total causé par les aérosols, en moyenne mondiale, a contrebalancé une partie importante du forçage radiatif dû aux gaz à effet de serre au mélange homogène. Les aérosols restent la principale source d’incertitude dans l’estimation du forçage radiatif total….. Les autres forçages anthropiques comprennent les effets des changements survenus au niveau des aérosols, de l’ozone et du facteur de réflexion lié à l’utilisation des terres. Les forçages naturels englobent les effets de l’activité solaire et de l’activité volcanique….

p.137 : Gestion du rayonnement solaire (GRS) (Solar Radiation Management (SRM))
Modification intentionnelle du bilan radiatif de courtes longueurs d’onde à la surface terrestre destinée à réduire le changement climatique selon une métrique donnée (ex.: température en surface, précipitations, incidences à l’échelle d’une région, etc.). L’introduction artificielle d’aérosols dans la stratosphère ou l’augmentation de la luminance des nuages sont deux exemples de techniques de GRS. Des méthodes visant à modifier certains éléments du bilan radiatif de grandes longueurs d’onde qui réagissent rapidement (notamment les cirrus), bien que n’étant pas à proprement parler des techniques de GRS, peuvent néanmoins y être associées.