Association Évidence

Brevet 4686605 - Brevet à l'origine du projet Haarp - Aout 1987

Méthode et appareil pour altérer une région de l’atmosphère, de l’ionosphère ou de la magnétosphère de la terre.Une méthode et un appareil pour altérer au moins une région choisie qui se situe au dessus de la terre. La région est excitée par le réchauffement dû à la résonance cyclotronique des électrons pour augmenter ainsi sa densité en particules chargées. Dans une application, une radiation électromagnétique polarisée circulairement est transmise vers le haut dans une direction à peu près parallèle et le long d’une ligne de champ qui s’étend à travers la région où le plasma doit être altéré. La radiation est transmise à une fréquence qui excite la résonance des électrons afin de chauffer et accélérer les particules chargées. L’augmentation en énergie peut causer l’ionisation des particules neutres qui sont alors absorbées dans cette région, augmentant de cette façon la densité en particules chargées de cette zone.

À la fin des années 50 on à découvert que des ceintures apparaissant naturellement se trouvaient à haute altitude au-dessus de la surface de la terre, il est maintenant établi que ces ceintures proviennent d’électrons et d’io ns chargés piégés le long de lignes magnétiques de force (lignes de champ) du champ magnétique principalement en dipôle de la terre. Les électrons et ions piégés sont confinés le long des lignes de champ entre deux miroirs magnétiques qui se situent sur des points espacés le long de ces lignes de champ. Les électrons et ions piégés se déplacent sur une trajectoire hélicoïdale autour de leur ligne de champ et « rebondissent » dans un sens et dans l’autre entre les miroirs magnétiques. Ces électrons et ions piégés peuvent osciller le long de ces lignes de champ pendant de longues périodes.Ces dernières années des efforts substantiels ont été fournis pour comprendre et expliquer le phénomène impliqué dans les ceintures d’électrons et d’ions piégés et pour explorer et utiliser ce phénomène dans un but bénéfique.

Il a aussi été proposé de libérer de grands nuages de baryum dans la magnétosphère afin que la photoionisation augmente la densité du plasma froid, produisant ainsi une précipitation d’électrons grâce à l’amélioration des interactions en mode whistler. Ces dernières années de nombreuses expériences ont été réalisées pour modifier l’ionosphère de manière contrôlée pour étudier la possibilité d’un résultat bénéfique.Dans de telles expériences certaines régions de l’ionosphère sont chauffées pour changer la densité d’électrons et la température. Ceci est accompli à partir d’antennes terrestres par la transmission de radiations électromagnétiques à haute fréquence à un angle substantiel, mais non parallèle, au champ magnétique de l’ionosphère pour chauffer les particules ionosphériques par réchauffement ohmique.

La polarisation circulaire vers la droite est utilisée dans l’hémisphère Nord et celle vers la gauche dans l’hémisphère Sud.La radiation est transmise à une fréquence basée sur la fréquence giratoire des particules chargées et qui, quand appliquée à au moins une région, excite la résonance cyclotronique des électrons dans cette ou ces régions pour chauffer et accélérer les particules chargées dans leur trajectoire hélicoïdale respective autour et le long de la ligne de champ. Une énergie suffisante est employée pour provoquer l’ionisation des particules neutres (molécules d’oxygène, d’azote et autres) qui deviennent alors partie de cette région augmentant de cette façon la densité en particules chargées de cette zone. Cet effet peut être davantage accru en apportant des particules artificielles, électrons, ions, etc directement dans la région qui doit être affectée au moyen d’une fusée, d’un satellite ou autre pour apporter un supplément de particules dans le plasma qui apparaît naturellement.Dans une autre application de l’invention, le réchauffement par la résonance cyclotronique des électrons est réalisé dans la ou les régions choisies à des niveaux de puissance suffisants pour permettre au plasma présent dans cette région de générer une force réfléchissante qui force les électrons chargés du plasma altéré vers le haut le long de la ligne de force à une altitude supérieure à celle d’origine.

Certaines applications de l’invention requièrent de grandes quantités de puissance, jusqu’à 10 puissance 9 à 10 puissance 11 watts (1 mégawatt à 100 mégawatts) en alternatif ou en courant pulsé. La génération de la puissance nécessaire est dans les limites des possibilités actuelles. Bien que les générateurs électriques nécessaires pour la pratique de cette invention puissent être alimentés de n’importe quelle manière connue, par exemple par des réacteurs nucléaires, usines hydroélectriques, combustible hydrocarbone et autre, cette invention, à cause de ses besoins en très grande puissance dans certaines applications, est particulièrement adaptée pour utiliser certaines sources de combustible qui se situent naturellement à des endroits stratégiques autour de la terre. Par exemple de grandes réserves d’hydrocarbone (pétrole et gaz naturel) existent en Alaska et au Canada. Dans le Nord de l’Alaska, plus particulièrement dans la région du North Slope, de grandes réserves sont déjà disponibles. L’Alaska et le Nord du Canada sont aussi idéalement situés géographiquement en ce qui concerne la latitude magnétique. L’Alaska fournit un accès facile aux lignes de champ magnétique qui sont spécialement adaptées à la pratique de cette invention, car de nombreuses lignes de champ qui s’étendent à des altitudes recherchées pour cette invention croisent la terre en Alaska. Il y a donc ainsi en Alaska une combinaison unique de larges sources accessibles de combustible et de l’intersection de lignes de champ recherchées. De plus, une source de combustible particulièrement recherchée pour la génération de très grandes quantités d’électricité est présente en Alaska en abondance, cette source étant le gaz naturel. Par exemple il est possible de générer l’électricité directement à la haute fréquence nécessaire pour alimenter le réseau d’antennes.

Dit d’une autre façon, en Alaska le bon type de combustible (le gaz naturel) est naturellement présent en grandes quantités et juste à la bonne latitude magnétique pour la pratique la plus efficace de l’invention, une combinaison de circonstances vraiment unique.

Le plasma dans cet exemple typique pourrait être employé pour modifier ou interrompre les transmissions microondes des satellites. On peut voir, d’après les faits cités précédemment, que par l’application appropriée des aspects variés de cette invention à des endroits stratégiques et avec une source de puissance adéquate, un moyen et une méthode sont proposés pour causer des interférences ou même interrompre totalement les communications sur une très grande partie de la terre. Cette invention pourrait être employée pour interrompre non seulement les communications terrestres, à la fois civiles et militaires, mais aussi les communications aériennes et maritimes (à la fois en surface et sous la surface). Ceci aurait des implications militaires significatives, particulièrement comme une barrière ou un facteur de confusion pour des missiles ou avions hostiles. La ou les ceintures d’ionisation renforcée produites par la méthode et l’appareil de cette invention, particulièrement si installé dans le Nord de l’Alaska ou au Canada, pourrait être employé comme un instrument d’avertissement préalable, aussi bien que comme moyen d’interruption des communications.

La capacité d’employer et de transmettre sur de très vastes zones de la terre un nombre important d’ondes électromagnétiques de fréquence variable et de les changer à volonté de manière alléatoire fournit une possibilité remarquable d’interférer avec tous les modes de communication, terrestres, maritimes ou aériens en même temps. À cause de la juxtaposition exceptionnelle de la d isposition d’une source de combustible utilisable au point où les lignes de champ  recherchées croisent le surface de la terre, de telles interférences à longue portée sur les communications peuvent être réalisées dans un court délai raisonnable.Donc, cette invention fournit la capacité de mettre des quantités d’énergie sans précédent dans l’atmosphère de la terre à des endroits stratégiques et de maintenir le niveau d’injection d’énergie, particulièrement si des impulsions aléatoires sont utilisées, d’une manière bien plus précise et mieux contrôlée qu’accompli jusqu’ici par les moyens précédents, particulièrement par la détonation d’engins nucléaires de rendement différents à des altitudes variées.De plus, en connaissant les fréquences des différents faisceaux électromagnétiques employés dans l’application de cette invention il est possible non seulement d’interférer sur les communications des parties tierces mais de tirer avantage d’un ou plusieurs de ces faisceaux pour réaliser un réseau de communications même quand les communications du reste du monde sont interrompues.

La modification du temps est aussi possible, par exemple en altérant le vent dans la haute atmosphère ou en altérant l’absorption solaire en construisant un ou plusieurs panaches de particules atmosphériques qui agiront comme une lentille ou un instrument concentrateur. Également, comme il a été fait allusion précédemment, la modification moléculaire de l’atmosphère peut être réalisée afin d’obtenir des effets environnementaux positifs. Outre le changement de la composition moléculaire d’une région de l’atmosphère, une ou des molécules particulières peuvent être choisies pour accroître leur présence. Par exemple la concentration en ozone, azote, etc dans l’atmosphère peut être artificiellement augmentée. De manière similaire, une amélioration de l’environnement pourrait être obtenue en causant le bris de différentes entités chimiques comme le dioxyde de carbone, le monoxyde de carbone, les oxydes nitreux et autre. Le transport des entités peut aussi être réalisé en tirant avantage de l’effet de glissement causé par les régions de l’atmosphère se déplaçant vers le haut le long de lignes de champ divergentes. De petites particules de la taille du micron peuvent ainsi être ainsi transportées et, dans certaines circonstances et avec l’aide de quantité suffisante d’énergie, des particules plus grosses ou des objets pourraient être affectés de manière similaire. Un panache se déplaçant pourrait aussi servir comme moyen d’approvisionner une station spatiale ou pour concentrer de grandes quantités de lumière solaire sur des portions choisies de la terre. De plus, les panaches, conformément à cette invention, peuvent être formés pour simuler et/ou remplir les mêmes fonctions accomplies par la détonation d’un engin nucléaire « puissant » sans avoir à détoner un tel engin. On peut donc voir que les ramifications sont nombreuses, de grande portée et excessivement variées.